Stephen Fry nous donne son opinion sur dieu

Interviewé par le présentateur irlandais Gay Byrne pour sa célèbre émisson The meaning of life, Stephen Fry, athé notoire, s’est laissé aller  à quelques bonnes répliques suite à une question de Byrne sur dieu.

Dans cette émission, Byrne n’hésite pas à aborder la question religieuse et la foi de ses invités. A la question « Supposons que l’existence de dieu soit vraie et que vous vous retrouviez confronté à lui après votre mort, que lui diriez-vous ? », la réponse de Fry, réfléchie, semble totalement estomaquer le présentateur qui, probablement, ne s’attendait pas à une telle réponse :

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André Comte-Sponville : « C’est une raison de plus pour se battre et affirmer nos convictions d’athées »

Liberté d’expression, droit au blasphème et respect des croyances… Les attaques terroristes et les cas de perturbations de la minute de silence dans les établissements scolaires par des élèves ont soulevé beaucoup de questions sur la laïcité. Elles ont ravivé les débats autour de la place de la religion dans la société française.

Mais dans un pays qui compte près de 30% d’incroyants, comment se positionner lorsque l’on est athée ? Et comment vivre son athéisme ? Reste-t-il une place pour la spiritualité lorsque l’on ne croit pas en Dieu ? Francetv info a interrogé le philosophe André Comte-Sponville, auteur de L’Esprit de l’athéisme (éd. Albin Michel, 2006) et Du tragique au matérialisme (et retour) (éd. PUF, 2015).

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Editoriale di Charlie Hebdo dopo la strage – 14 gennaio 2015 (replica) – Versione italiana

Ci saranno ancora dei « si, ma… » ?   Da una settimana, Charlie, giornale ateo, compie più miracoli che tutti i santi e profeti riuniti. Quello di cui andiamo più fieri, e che avete fra le mani il giornale che abbiamo sempre fatto, in compagnia di quelli che l’hanno sempre fatto. Quello che ci ha fatto più ridere, sono le campane di Notre-Dame che hanno suonato in nostro onore…Da una settimana, Charlie solleva in tutto il mondo ben più che montagne. Da una settimana, come lo ha splendidamente disegnato Willem, Charlie ha parecchi nuovi amici. Anonimi e celebrità planetarie, umili e ricchi, miscredenti e dignitari religiosi, sinceri e gesuiti, alcuni che conserviamo a vita ed altri che sono molto brevemente di passaggio. Oggi, li prendiamo tutti, non abbiamo né tempo né cuore per farne la selezione. Pertanto, non ci facciamo abbindolare da tutto ciò. Ringraziamo di cuore coloro, per milioni, che siano semplici cittadini o incarnino le istituzioni, che sono davvero al fianco nostro, che, sinceramente e profondamente “sono Charlie” e che si riconosceranno. E mandiamo a fanculo gli altri che, in ogni caso, se ne sbattono… Lire la suite

Edito de Charlie Hebdo après l’attentat – 14 janvier 2015 (Retranscription)

Est-ce qu’il y aura encore des « oui, mais » ?

Depuis une semaine, Charlie, journal athée, accomplit plus de miracles que tous les saints et prophètes réunis. Celui dont nous sommes le plus fiers, c’est que vous avez entre les mains le journal que nous avons toujours fait, en compagnie de ceux qui l’ont toujours fait. Ce qui nous a le plus fait rire, c’est que les cloches de Notre-Dame ont sonné en notre honneur… Depuis une semaine, Charlie soulève à travers le monde bien plus que des montagnes. Depuis une semaine, comme l’a si magnifiquement dessiné Willem, Charlie a plein de nouveaux amis. Des anonymes et des célébrités planétaires, des humbles et des nantis, des mécréants et des dignitaires religieux, des sincères et des jésuites, des que nous garderons pour la vie et des qui ne sont que très brièvement de passage. Aujourd’hui, nous les prenons tous, nous n’avons pas le temps ni le cœur de faire le tri. Nous ne sommes pas dupes pour autant. Nous remercions de tout notre cœur ceux, par millions, qu’ils soient simples citoyens ou qu’ils incarnent les institutions, qui sont vraiment à nos côtés, qui, sincèrement et profondément, « sont Charlie » et qui se reconnaîtront. Et nous emmerdons les autres, qui de toute façon s’en foutent… Lire la suite

Du refus des monothéismes

« Vous n’avez pas besoin de religion pour justifier l’amour, mais c’est le meilleur outil jamais inventé pour justifier la haine. » – Ruddell Bird « Rudd » Weatherwax

                Une semaine s’est écoulée depuis l’attentat à Charlie Hebdo. Ne vivant pas en France, j’ai vécu cette douleur en moi-même, intérieurement, un peu à la manière de ceux se prévalant d’une religion vécue intérieurement. Une tristesse ayant écumé pendant plusieurs jours. Une fois les évènements conscientisés et analysés, la colère s’est estompée. J’ai vu à distance les trois-quatre millions de personnes ayant défilé aux bannières de Je suis Charlie, j’ai vu avec une même distance ceux qui se tenaient à l’écart se prévalant d’un Je ne suis pas Charlie, étayé d’un sophisme parfois difficile à cerner. Ce Je ne suis pas Charlie me faisait par instant penser aux Je condamne les attentats MAIS il faut dire qu’ils l’avaient mérité (ou plus le plus sobre ils devaient s’y attendre). Etant plutôt large d’esprit, ces expressions diverses m’intéressaient, sans que j’y souscrive particulièrement, comme je ne souscris à aucune vue strictement partisane sur la question, et certainement pas aux positions complotistes qui font florès. Vues complotiste se développant allègrement dans des groupes opposés idéologiquement, chacun s’adressant à son public pour mieux semer le doute et séduire telle ou telle communauté. C’est pourquoi, pour ne pas sombrer dans une analyse tronquée et politique de la question, il convient de s’interroger sur le fait religieux à l’œuvre dans toute cette sombre histoire. Car, comme beaucoup le surinent, le religieux n’y est pour rien ou pas grand-chose dans cette affaire, préférant tout miser sur l’aspect politique afin de ne pas froisser un peu plus des consciences sous tension. anarchie religion dessin Lire la suite

Tueries à Charlie Hebdo – 6 heures plus tard

Je ne les connaissais pas. Je ne les nommerais pas. Leurs quatre noms défilent sur le bandeau des chaînes d’info en continue. Inlassables. Tristesse. Sans nom, elle. La finesse de leur dessin, leur humour souvent grivois, leurs joyeusetés potaches qui tout au plus leur auraient valu une réprimande s’est traduite dans la plus absurde des extrémités : la mise à mort, lâche, sans débats, comme des bêtes.

Dessin de Bernard Verlhac, dit Tignous, lui aussi décédé lors de la tuerie

Dessin de Bernard Verlhac, dit Tignous, lui aussi décédé lors de la tuerie

A la tristesse, comme souvent, succède la colère. Colère devant l’acte, colère devant la scène imaginée qui se cimente dans l’esprit, colère surtout devant les raisons qui ont mené à cette tragédie. Je ne représente rien. Ni les français, ni les musulmans, ni les démocrates, ni les républicains, je ne représente que moi-même, simple citoyen, subitement confronté à ce sentiment. Morts pour avoir osé représenter le prophète ? Mort par blasphème ? En France ? Lire la suite