En Chine, des imams obligés de danser sur la place publique

Et ce n’est pas une blague. C’est le site Moroccoworldnews qui rapporte cette information. Dans la province du Xianjang, province à majorité musulmane proche du Kazakhstan, les autorités chinoises ont donc obligé des imams majoritairement ouïghours à danser dans la rue en criant qu’ils ne prêcheraient pas l’islam aux enfants sur le sol chinois et en tenant une pancarte affirmant que leurs « revenus proviennent  du CKP [administration chinoise] et non d’Allah » ou encore que « la paix du pays donne la paix de l’âme ». Ils doivent par ailleurs apprendre aux enfants que la prière est nocive pour la santé. Une mesure répressive et humiliante, donc, pour les imams et la communauté musulmane de la région, mais cette mesure coercitive n’est pas la première visant à attaquer la minorité musulmane du pays.

Les imams ouïghours dansant sur la place publique en Chine

Les imams ouïghours dansant sur la place publique en Chine

La Chine maintient une certaine répression dans cette région, autonome jusqu’en 1955 et anciennement Turkestan de l’est, où est établie une minorité musulmane ouïghour de 10 millions de personnes, pratiquant la langue turque. Et la répression est avant tout religieuse : la Chine s’efforce de bannir les icônes et attributs religieux de la vie publique, et l’Islam y est une religion en expansion. Ainsi, par exemple, l’hijab ou la burqa sont interdits dans les transports en commun et l’observance du ramadan est illégal pour les personnes travaillant pour l’État ou pour les étudiants, et le port de la barbe est prescrit dans cette région. Un tribunal de Kashgar a récemment condamné à six ans de prison un homme de 38 ans, son épouse écopant elle de deux ans d’incarcération pour port du voile et de la barbe. De la même manière que la Chine tente de contrôler culturellement les espaces, comme le Tibet, qui ne lui sont pas totalement favorable, elle pratique dans cette région une politique de répression culturelle et cultuelle à l’égard des Ouïghours. Selon un certain nombre d’habitants, la République Populaire de Chine ne s’arrête pas là et, en prétextant la réurbanisation, détruit au passage de nombreux lieux symboles de la tradition culturelle ou cultuelle des habitants de la région. Conséquence : une radicalisation de cette minorité attaquée, ayant donné lieu à un attentat en novembre 2014 où 15 personnes sont décédées.

Un pratiquant musulman ouïghour

Un pratiquant musulman ouïghour

Si vous désirez en savoir plus sur le peuple ouïghour et ses relations tendues avec la République Populaire de Chine : https://www.youtube.com/watch?v=eqIi8xTu_ac

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Une réflexion sur “En Chine, des imams obligés de danser sur la place publique

  1. Pingback: En Chine, l’Etat interdit le ramadan à sa population musulmane | Crissement athée

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