Le Parti Socialiste s’invite au gala de soutien du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF)

C’est vendredi 29 mai que s’est tenu à Paris le gala de soutien du Collectif contre l’Islamophobie en France (CCIF). Cette association, bien connue pour sa virulence à l’égard de toute critique contre la religion musulmane et défendant la théorie d’une islamophobie nationale, avait cette année pour invités « exceptionnels » l’humoriste Yassine Belattar, maître de cérémonie, adepte d’un humour basé sur les communautés, Houria Bouteldja, des Indigènes de la République, ou encore la plus connue Rokhaya Diallo. Des invités qui, fondamentalement, représentent une certaine frange de la lutte anti-racisme et pro-communautaire, cette frange qui avait signé un très virulent appel « Pour la liberté d’expression, contre le soutien à Charlie Hebdo » en 2011, lors de la première affaire des caricatures de Mahomet, et bien avant le drame de janvier, ce qui a débouché pour beaucoup au « Oui, Charlie Hebdo a le droit de caricaturer Mahomet, MAIS… ». Une association ayant donc fait de son soutien quasi-total à l’Islam sa marque de fabrique, l’opposant à une société blanche – terme que j’emploie à dessein tant Rokhaya Diallo aime à faire cette distinction dans ses livres – qui se voudrait évidemment islamophobe par essence.

Affiche du dîner du CCIF

Affiche du dîner du CCIF

Mais, outre ces invités de marque, le gala annuel du CCIF a eu la chance de compter sur la présence de Corinne Narassiguin, membre du PS, qui se félicitait sur son compte Twitter d’y représenter Jean-Christophe Cambadélis et le Parti Socialiste. On connaissait bien sûr la présence de nos politiques aux dîners du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), qui est toutefois l’instance représentative de cette communauté, tout comme peut l’être le CFCM (Conseil Français du Culte Musulman), et donc habilités à discuter avec les institutions, mais cette présence du PS au CCIF est beaucoup plus tendancieuse, notamment au vu des prises de position du CCIF ces dernières années (défense du voile intégral comme liberté laissée à l’individu, utilisation abusive du terme d’islamophobie, positionnement victimaire, et une défense agressive du droit des musulmans a exercer pleinement leur religion). Le CCIF s’est bien évidemment félicité de la reconnaissance par le parti socialiste de la reconnaissance du terme d’islamophobie dans la motion victorieuse de Cambadèlis et pour laquelle le lobbying a été intense, allant à l’encontre de toute rigueur sémantique : l’islam étant une religion, pas une ethnie ou une communauté, il est légitimement critiquable, tout comme on peut critiquer la religion juive ou chrétienne.

Corinne Narassiguin, reprèsentante du PS au dîner du CCIF

Corinne Narassiguin, reprèsentante du PS au dîner du CCIF

Cette association qui défend volontairement une perception communautaire de la société mérite-t-il qu’un parti de gouvernement vienne s’inviter à leur soirée de soutien ? Est-ce un aveu tacite qu’il existe une volonté de se diriger vers ce type de société, fragmentée, vide de toute cohérence nationale, où finalement, chacun fera comme il veut, où toutes les religions se valent, où la religion est une acceptable et essentielle conception identitaire dans notre société ?

It's not racist to criticize a religion

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