Un tribunal du Travail britannique déboute une plaignante se disant victime de discrimination religieuse

Un Tribunal du Travail anglais a débouté en appel la plainte d’une femme de confession musulmane se considérant discriminée, après qu’on lui ait dit au cours d’un entretien d’embauche que son jilbab pouvait être source de danger. T. Begum postulait à un poste d’apprentie dans une nursery, mais le manager a demandé si elle pourrait, si elle était embauchée, de porter un jilbab qui ne recouvre pas entièrement ses pieds car cela pourrait être source de chute pour les enfants ou les autres membres du staff. Durant l’entretien, Mme Begum portait un jilbab. Le manager lui avait déclaré que ce type de vêtement n’était pas adapté à un travail en nursery, à cause de sa largeur et de sa taille. Il lui avait alors demandé de porter, si elle avait le poste, un vêtement légèrement plus court, ne posant pas de problèmes de chute éventuelle des petits. La plaignante a donc entamé une action en justice, se considérant « insultée » par cette requête, et que le fait de porter un jilbab qui s’arrêterait aux chevilles allait à l’encontre de « sa morale et de sa croyance ». Elle considérait donc avoir été « discriminée » pour des raison « ethniques et culturelles ».

Dessin du dessinateur Malcom Evans

Dessin du dessinateur Malcom Evans

Le juge a finalement débouté la plaignante, notant qu’il a uniquement été demandé à celle-ci « si elle pourrait portait une version plus courte du jilbab porté lors de l’entretien », et non qu’elle ne pouvait pas porter du tout de vêtements confessionnels. Le juge a donc conclu que cette requête n’était pas « indirectement discriminatoire envers les femmes musulmanes » et que les règles de prévention et de sécurité « s’appliquent de façon égale aux membres du staff de toute confession ». Le jugement poursuit en affirmant que même si les règles de la nursery « peuvent se révéler être un désavantage pour les femmes musulmanes », celles-ci sont motivées par le besoin « de protéger la santé et la sécurité du staff et des enfants ». Il a aussi été noté que la nursery employait quatre femmes musulmanes portant des jilbab, et qu’elle bénéficiaient, de la part de leur employeur, de certains aménagements pour le ramadan et les prières.
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s