Afghanistan : un mollah condamné à 20 ans de prison après le viol d’une fillette de 10 ans

Un mollah ayant violé dans sa mosquée une jeune fille de 10 ans a été condamné par la justice afghane à 20 ans de prison après confrontation avec la jeune victime. Les associations féministes crient à la victoire après que le mollah ait été condamné à partir d’une loi de 2009 visant à combattre les violences faites aux femmes dans un pays où le viol a longtemps été traité comme de l’adultère, mettant implicitement en cause la victime. Le mollah, Mohammad Amin, s’est défendu en utilisant les lois de la charia comme défense, sans succès.  Des crimes qui restent souvent impunis mais les associations féministes, notamment Women for Afghan Women, a incité la famille de la victime à apporter son soutien à la jeune fille, en la faisant venir au tribunal de Kaboul de la lointaine province de Kondôz où se sont déroulés les faits, en mai dernier.

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Selon la police, la famille de la victime avait dans l’intention de la tuer à cause de la honte qu’elle faisait retomber sur elle, des meurtres d' »honneur » qui sont relativement pratiqués en Afghanistan contre les victimes de viol. Avant la loi de 2009 sur la violence faite aux femmes, le viol n’était pas même un crime en Afghanistan. Pour autant, la peine de 20 ans de prison a été jugé par certains, dont la famille de la victime, plutôt clémente, plusieurs personnes ayant été récemment pendus pour le même type de crime. La défense du mollah consistait en l’affirmation que la jeune fille avait tenté de le séduire et que la jeune fille, selon d’autres mollahs et certains haut-placés de la région de Kondôz, n’avait pas 10 ans mais 17 ans, soit au-delà de l’âge de consentement en Afghanistan. Un examen médical a toutefois confirmé son jeune âge.

Membres de l'association Women for Afghan Women

Membres de l’association Women for Afghan Women

Le juge a considéré que cet acte ne pouvait être considéré comme un adultère du fait du jeune âge de la victime, et que la charia, qui prévoit 100 coups de fouet pour la victime et le violeur, ne pouvait s’appliquer dans ce cas. Le rapport médical a certifié plusieurs blessures liées à la violence de l’acte. La jeune fille reste pour l’instant entre les mains d’une association de défense du droit des femmes afin d’éviter toute mesure de représailles envers la jeune fille en cas de retour dans son village.

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