Tommy Robinson demande l’asile politique à Donald Trump

Tommy Robinson, l’ancien leader de l’English Defence League, mouvement politique d’extrême-droite qui a fait de l’islamisation de la société son cheval de bataille a été convaincu d’entrave à la justice par la Haute Cour de Justice. En cause : en mai 2018, lors du procès d’un gang de violeurs pédophiles de Leeds, composé de ressortissants indo-pakistanais, et qui avait défrayé la chronique, il avait organisé la couverture via Facebook de l’arrivée des prévenus au tribunal, en les confrontant à leurs actes, contrevenant aux restrictions de couverture. La couverture médiatique de Robinson a durée 1h30 et a été vue 250.000 fois.

 

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Tommy Robinson se rendant au tribunal

Sa défense a consisté à affirmer qu’il ne faisait que transmettre une information qui était déjà du domaine public. La peine qu’il encourt désormais est d’un maximum de deux années de prison. L’une des juges, Victoria Sharp, a considéré que son comportement relevait de l’agressivité et, en faisant cette vidéo, « a permis avec un risque substantiel que le cours de la justice soit empêché », considérant cette confrontation filmée comme une interférence.

En Grande-Bretagne, les lois dites d’entrave à la justice permettent d’assurer un jugement juste, en n’influençant aucunement les jurys autrement que par ce qui se passe au tribunal. Cela s’applique tant aux journalistes qu’aux commentaires sur les réseaux sociaux, et jusqu’aux jurés. Une interférence extérieure peut provoquer un nouveau procès. La restriction d’information est mise en place concernant ce procès du gang de Leeds, jusqu’au jugement définitif des 29 accusés.

 

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Des soutiens de Robinson massés devant le tribunal

Initialement condamné à 13 mois, Robinson a été libéré après 2, après une victoire en appel. Mais une nouvelle procédure l’a donc de nouveau condamné le 5 juillet, en attente d’un verdict devant tomber ce 11 juillet. Ses soutiens, massés à l’extérieur de la cour, ont scandé « Shame on you » durant de longues minutes. A la BBC, Robinson a affirmé qu’on le condamnait non pour ce qu’il avait fait, mais pour ce qu’il représentait.

Craignant pour sa vie en prison, contrôlées selon lui par des groupuscules islamistes, ainsi que pour sa famille, il a donc demandé dans une vidéo l’asile politique aux États-Unis, s’estimant victime d’une persécution politique.

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