L’écrivain algérien Boualem Sansal met l’islamisme au pouvoir dans « 2084 »

2084 couverture

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En Algérie, des imams réclament une «police des mœurs»

L’offensive du courant wahhabite n’épargne plus personne. Et les atteintes aux libertés individuelles deviennent un phénomène à large échelle. Réservés jusque-là à certains salafistes zélés, les actes de moralisation touchent désormais les fonctionnaires de l’État. Ainsi, dans le sillage d’une campagne de dénigrement des femmes non voilées et qui se baignent sans hidjab, le journal arabophone Echourouk a fait parler le secrétaire général de la coordination des imams et fonctionnaires des affaires religieuses et waqfs, Djelloul Hedjimi. Ce dernier estime qu’il «faut créer une police des mœurs» qui aura pour mission de s’occuper des délinquants et des femmes qui «portent des vêtements» non conformes à la charia. Le syndicaliste des imams s’est même transformé en spécialiste des sciences sociales, puisqu’il estime que «les cas de harcèlement se multiplient en été» à cause de la «généralisation des tenues dépravées». Le journal cite également des femmes et hommes issus de diverses disciplines qui répètent tous la même rengaine.

le secrétaire général de la coordination des imams et fonctionnaires des affaires religieuses et waqfs, Djelloul Hedjimi

le secrétaire général de la coordination des imams et fonctionnaires des affaires religieuses et waqfs, Djelloul Hedjimi

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Il est où le vrai islam ? A propos du massacre de Sousse, par Mohamed Kacimi

Nous reproposons ici un texte écrit par le dramaturge algérien Mohamed Kacimi, paru au lendemain des attentats de Sousse sur la plate-forme participative chouf-chouf.com. Ce texte revient sur ce qui est au cœur de ces attentats et sur les raisons véritables, essentielles, concernant les origines de ceux-ci. Kacimi appelle à cesser de trouver des excuses à la violence intrinsèque à l’Islam, jugeant que le premier terrorisme se trouve dans les écoles-mêmes et leur enseignement.

Mohamed Kacimi, dramaturge algérien

Mohamed Kacimi, dramaturge algérien

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L’écrivain algérien Rachid Boudjedra déclare son athéisme en direct sur une télévision conservatrice

Il l’avait déjà exprimé, il y a quelques années, mais ça c’était avant. Avant les réseaux sociaux, avant l’arrivée des chaînes de télévision privées. Dès que la bande annonce a été partagée, la blogosphère algérienne s’est mise en ébullition. L’écrivain communiste, habitué des polémiques, invité à s’exprimer sur l’émission Mahkama (Tribunal), donne le ton dès le départ : il préfère sa mère à Allah. «Au nom de ma mère, je jure de dire la vérité, toute la vérité. Je ne crois pas en Dieu, ni en la religion musulmane, je ne crois pas en Mohamed comme prophète. Si devais choisir une religion, ce serait le bouddhisme pour son pacifisme». Il n’en fallait pas plus pour enflammer la Toile algérienne. Comme souvent, pro et anti-laïcité s’opposent, parfois avec virulence.L’auteur de L’escargot entêté, ennemi féroce des islamistes, n’a jamais caché ses convictions. En 2006, il affichait déjà clairement ses prises de positions«Je suis athée et communiste (…). Je ne suis pas contre l’islam. J’ai été élevé dans une famille musulmane. La violence intégriste a encore accentué mes convictions. Avant, j’écrivais un roman tous les trois ans, le terrorisme m’a poussé à écrire un roman chaque année, une autre manière de lutter contre ces criminels».

L'écrivain et scénariste algérien Rachid Boudjedra

L’écrivain et scénariste algérien Rachid Boudjedra

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En Algérie, une campagne pour pousser les hommes à surveiller les tenues vestimentaires de leurs femmes

Après le projet de loi visant à interdire totalement la mini-jupe dans les lieux publics en Algérie, sujet traité ici, les partisans d’une morale plus stricte dans les rues algériennes ont lancé une campagne sur Facebook visant à inviter les hommes à faire preuve d’attention concernant les tenues vestimentaires de leurs femmes ou de leurs filles. La campagne baptisée « ne laisse pas tes femmes sortir avec une tenue osée ! » a ses supporteurs, et certains n’hésitent pas à poster, comme le demande la campagne, une photo de famille avec une pancarte mentionnant le slogan. Une véritable guerre idéologique qui se poursuit donc en Algérie, mettant aux prises les traditionalistes islamistes et les modernistes. Les femmes ne devraient donc plus porter de tenues courtes, moulantes ou sexy car, c’est bien connu, si il leur arrivait quelque chose, elles seraient seules à blâmer. Cette campagne de pureté fait écho à l’incident qui a poussé le gouvernement à légiférer sur la mini-jupe, lorsqu’un agent de sécurité de l’Université d’Alger avait interdit à une étudiante l’entrée, alors qu’elle devait passer un examen, car portant une jupe trop courte.

Photo postée en soutien à la campagne islamiste

Photo postée en soutien à la campagne islamiste

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La mini-jupe en passe d’être totalement interdite en Algérie

Le gouvernement algérien a pris position. La mini-jupe fera l’objet d’une mesure d’interdiction générale sur le territoire national. Un projet de loi sera présenté par le gouvernement. La décision a été arrêtée, ce mercredi matin, lors d’une réunion au palais du gouvernement, réunissant autour du chef du gouvernement, le ministre des affaires religieuses et des Wakfs Mohamed Aïssa, le ministre de l’enseignement supérieur Tahar Hadjar et les présidents des groupes parlementaires. Au lendemain de l’incident de l’étudiante exclue de la fac de droit à cause de sa mini-jupe, le recteur d’Alger avait évoqué la possibilité d’un projet de loi. Promu ministre de l’enseignement supérieur depuis, il en a touché deux mots au chef du gouvernement qui a été séduit par la proposition.

Mohamed Aïssa, ministre des affaires religieuses algérien

Mohamed Aïssa, ministre des affaires religieuses algérien

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