Cameroun: 400 civils tués par Boko Haram depuis 2014, violences militaires

Le groupe islamiste nigérian Boko Haram « a massacré près de 400 civils dans le nord du Cameroun » depuis 2014, provoquant une « réaction brutale » des forces de sécurité camerounaises qui ont tué des dizaines de civils, affirme Amnesty International dans un rapport publié mercredi. Dans ce rapport, présenté au cours d’une conférence de presse à Yaoundé, Amnesty International revient sur certaines des tueries attribuées aux islamistes nigérians depuis janvier 2014.
« A Amchidé (Extrême-Nord, ville frontalière du Nigeria), des centaines, voire un millier de combattants de Boko Haram, ont attaqué le village le 15 octobre 2014, faisant au moins 30 victimes civiles, dont des personnes accusées de collaborer avec les autorités de l’Etat », rapporte le document.

Le président camerounais Paul Biya

Le président camerounais Paul Biya

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Soudan : des filles arrêtées et jugées pour avoir porté jupes et pantalons à l’Eglise

Les autorités soudanaises ont placé en détention 10 étudiantes chrétiennes, accusées de port de vêtements indécents, passibles de peines de justice, pour avoir porté des mini-jupes et des pantalons à l’Église. Les jeunes filles ont été arrêtées le mois dernier en face de l’Église Évangélique Baptiste dans la région de Nuba Mountains dans le Kordofan du Sud. Les filles, âgées de 17 à 23 ans, comptaient se rendre à l’Église pour une messe. Les accusations visaient initialement 12 filles, mais deux d’entre elles ont été relâchées, les autres seront jugées, risquant jusqu’à 40 coups de fouet. Amnesty International pour l’Afrique de l’Est a immédiatement dénoncé ces arrestations et demandé à ce que les 10 filles soient libérées : « Le Soudan doit abandonner les charges retenues et relâcher ces filles immédiatement. Un ourlet n’est pas un crime », a dénoncé Sarah Jackson.

Omar El-Béchir, le président soudanais depuis 1989

Omar El-Béchir, le président soudanais depuis 1989

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La Communauté Internationale en défense des ouïghours extradés par la Thaïlande vers la Chine

Plus de 100 musulmans chinois risquent d’être exécutés ou torturés après avoir été extradés par la Thaïlande pour avoir essayé selon eux de rejoindre des djihadistes au Moyen-Orient. Selon l’agence d’information officielle Xinjua, 109 membres de la communauté ouïghour ont tenté de rejoindre le jihad en Turquie, Syrie et Irak. Le ministre de la Sécurité Publique a affirmé qu’une enquête de police a découvert plusieurs cellules de recrutement de combattants à envoyer sur les lieux de guerre. Les associations humanitaires, l’ONU et l’Union Européenne dénonçaient depuis trois mois le fait que la Thaïlande réfléchisse à extrader ces djihadistes présumés en Chine. Omer Kanat, le directeur général de l’association pour les droits de la minorité ouïghour, le Congrès mondial des Ouïghours, a défendu les djihadistes présumés en affirmant que les allégations à leur encontre étaient de « pures mensonges ».

Des ouïghours arrêtés en Thaïlande

Des ouïghours arrêtés en Thaïlande

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Au Paraguay, la puissance de l’Eglise catholique met la vie d’une fillette enceinte en danger

Au Paraguay, une fillette de 10 ans, enceinte de 22 semaines après avoir été violée par son beau-père, ne peut avoir droit à l’avortement à cause de la puissance de l’Église catholique dans le pays. Ainsi, le ministre de la santé paraguayen Antonio Barrios a refusé la requête de la fillette et de sa mère de terminer prématurément cette grossesse indésirée. La mère de la fillette est actuellement emprisonnée pour ne pas avoir su protéger la fillette des viols répétés de son beau-père, toujours en fuite, et malgré qu’elle ait vraisemblablement averti à plusieurs reprises la police des viols qui se déroulaient sans toutefois jamais porter plainte.

Antonio Barrios, le ministre de la Santé paraguayen

Antonio Barrios, le ministre de la Santé paraguayen

Dans cette affaire qui secoue la société paraguayenne, c’est surtout la question de l’avortement dont il est fait débat, bien plus que de la question du viol, et notamment du viol dans le cadre familial, dans un pays où les grossesses précoces sont nombreuses tout comme les cas d’abus sexuels (19% des grossesses du pays sont le fait de mineurs). Selon le gouvernement conservateur d’Horacio Cartes  donc, il n’y a « aucune indication  » sur le fait que la santé de la fillette soit à risque, bien que des experts médicaux aient souligné que les jeunes adolescentes de moins de 15 ans ont des chances plus élevées de rencontrer des complications médicales, plus encore pour une fillette de 10 ans.

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