L’Observatoire du Vatican considère que l’existence de vies extraterrestres est désormais probable

Le Père José Funes, astronome en chef auprès du Saint-Siège, a confirmé que l’Observatoire du Vatican à Rome pense probable la vie sur d’autres planètes. Après avoir durant des siècles lutté contre les vérités scientifiques en affirmant, fût-ce par la violence, que la Terre était au centre de l’Univers et que le soleil tournait autour de la Terre et non le contraire, le Vatican semble aujourd’hui adopter un point de vue plus propice à l’acceptation de certaines réalités astronomiques difficilement contestables, qui redimensionnent le rôle de l’humanité dans l’Univers et la conscience que d’autres formes de vie s’y sont développées. L’Observatoire du Vatican est une institution papale créée en 1582 et vise à étudier le ciel. La prise de position du Père José Funes est sans ambiguïté : le nombre astronomiques de planètes découvertes sur lesquelles selon les scientifiques la vie pourrait exister pousse à penser que nous ne sommes pas seuls dans l’Univers.

Le Père José Funes, directeur de l'Observatoire du Vatican

Le Père José Funes, directeur de l’Observatoire du Vatican

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Un évêque suisse évoque la mise à mort des homosexuels en citant la Bible

L’évêque de Coire enfonce le clou. Invité d’un congrès de catholiques ultra, vendredi à Fulda, Mgr Vitus Huonder a opportunément rappelé le châtiment que Dieu (ou du moins son dieu) réserve aux homosexuels. Notre monseigneur a cité in extenso Lévitique 18:22 et 20:13, deux passages plutôt implacables de la bible. «Si un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, ils commettent tous deux une abomination. Ils seront punis de mort, leur sang retombera sur eux», dit le second. Ces versets «suffisent à donner à la question de l’homosexualité sa vraie tournure», a estimé le prélat grison sous les vibrants applaudissements de plusieurs centaines de participants au congrès. Selon Queer.de, qui suit cet événement riche en dérapages consacré au mariage et à la famille, Huonder essayait de montrer, à l’intention de ses critiques, que certains propos homophobes sont parfaitement inattaquables. Coïncidence fâcheuse: c’est au nom de ces mêmes passages de la bible qu’un extrémiste juif a poignardé six personnes, la veille du discours de l’évêque, au milieu de la Gay Pride de Jérusalem.

L'évêque suisse Vitus Huonder

L’évêque suisse Vitus Huonder

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Le blasphème, les religions : interview croisée de Caroline Fourest et Waleed Al-Husseini

Le blasphème existe-t-il? Si non, les croyants ne devraient-ils pas être les seuls à respecter son interdiction?

Caroline Fourest: Selon la définition du dictionnaire, il s’agit d’une parole ou d’un propos qui outrage le sacré, des gens considèrent ainsi que des idées sont sacrées et qu’on ne peut pas les questionner. On peut se rapproprier le mot de blasphème pour revendiquer le droit de bousculer ce qui est sacré, comme Charlie Hebdo.

Waleed Al-Husseini: La plupart des croyants sont en effet offensés par la critique des religions, qu’ils associent au blasphème, parfois même à tord par rapport aux sourates du Coran. Alors que l’on aurait besoin de pédagogie sur la laïcité en France, les intégristes veulent créer un délit de blasphème pour brider tout débat d’idées qui critique de la religion et ses interprétations. Si ces intégristes me traitent de Blasphémateur, c’est bien parce que le blasphème existe pour eux et que mes critiques dérangent leurs ambitions.

Caroline Fourest, journaliste et essayiste militante

Caroline Fourest, journaliste et essayiste militante

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