Cameroun: 400 civils tués par Boko Haram depuis 2014, violences militaires

Le groupe islamiste nigérian Boko Haram « a massacré près de 400 civils dans le nord du Cameroun » depuis 2014, provoquant une « réaction brutale » des forces de sécurité camerounaises qui ont tué des dizaines de civils, affirme Amnesty International dans un rapport publié mercredi. Dans ce rapport, présenté au cours d’une conférence de presse à Yaoundé, Amnesty International revient sur certaines des tueries attribuées aux islamistes nigérians depuis janvier 2014.
« A Amchidé (Extrême-Nord, ville frontalière du Nigeria), des centaines, voire un millier de combattants de Boko Haram, ont attaqué le village le 15 octobre 2014, faisant au moins 30 victimes civiles, dont des personnes accusées de collaborer avec les autorités de l’Etat », rapporte le document.

Le président camerounais Paul Biya

Le président camerounais Paul Biya

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Nigeria: arrestation d’un des principaux commandants de Boko Haram lié à des attentats-suicides

L’agence nigériane de renseignements a annoncé dimanche l’arrestation des hommes soupçonnés d’être de hauts responsables de Boko Haram, dont un des principaux commandants du groupe islamiste, qui seraient liés à plusieurs attentats-suicides à travers le pays. Le Département de la sécurité d’État (DSS) a indiqué dans un communiqué avoir arrêté Usman Shuiabu alias Money, et d’autres membres de premier plan du groupe islamiste, entre juillet et août, dans les États de Lagos, Kano, Plateau, Enugu et Gombe. « Il convient de noter tout particulièrement l’arrestation le 8 juillet 2015, dans l’État de Gombe (nord-est), des responsables de la coordination et de l’exécution des attentats-suicides de Potiskum, Kano, Zaria et Jos », a précisé le DSS. « Shuaibu a avoué être le chef de file d’une équipe de neuf membres de la secte, envoyés à partir de la forêt de Sambisa pour perpétrer des attaques. Il a révélé que quatre des neuf ont été utilisés comme kamikazes pour commettre des attentats-suicides », selon le communiqué.

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Pour Idriss Déby, le président tchadien, « Boko Haram est décapité »

Le président tchadien, Idriss Deby Itno, a déclaré mardi soir que l’organisation islamiste nigériane Boko Haram était «décapitée», ajoutant que le défi était maintenant d’«éviter les actions terroristes» dans la région du lac Tchad. «Boko Haram est décapitée. Il y a de petits groupes éparpillés dans l’est du Nigeria, à la frontière avec le Cameroun. Nous sommes en mesure de mettre définitivement hors d’état de nuire Boko Haram», a affirmé le chef de l’État devant la presse nationale à l’occasion de la célébration du 55e anniversaire de l’indépendance du Tchad. «La guerre sera courte, elle va se terminer avant la fin de l’année et Boko Haram va disparaître avec la mise en place de la force mixte qui sera opérationnelle dans quelques jours», censée mieux coordonner les actions des différentes armées de la région (Nigeria, Tchad, Cameroun, Niger, Bénin), a promis M. Deby.

Idriss Déby, le président tchadien

Idriss Déby, le président tchadien

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Nigeria : une adolescente se fait exploser dans une mosquée, 12 morts

Au lendemain de l’attaque la plus meurtrière depuis un mois, une adolescente s’est fait exploser jeudi 2 juillet dans une mosquée de Malari au nord-est du Nigeria, tuant douze fidèles. « Jeudi peu après 14h00 (13H00 GMT), une kamikaze a lancé une attaque sur la mosquée de Malari, un village proche de Konduga à 35 km de Maiduguri, où elle a tué 12 fidèles et elle en a blessé sept autres », a rapporté Danlami Ajaokuta, le chef d’une milice locale. « La kamikaze était une jeune fille d’environ 15 ans, elle avait été repérée par les fidèles qui se préparaient pour la prière de l’après-midi », a-t-il ajouté. Gajimi Mala, un habitant qui a aidé à transporter les victimes, a confirmé ce bilan et l’âge approximatif de la jeune fille. « On ne la connaissait pas dans le village, et quand elle a été repérée près de la mosquée […] on lui a demandé de partir », a-t-il expliqué.

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Le Tchad interdit le voile intégral pour contrer Boko Haram

“Le gouvernement Tchadien s’est prononcé ce mercredi 17 juin, sur l’interdiction du port de la burqa et sur sa vente sur toute l’étendue du territoire nationale”, rapporte Al-Wihda Info. Une décision annoncée à la veille du début du ramadan et 48 heures après le double attentat perpétré dans la capitale N’Djamena par les extrémistes de Boko Haram au commissariat central et à l’école de police qui a coûté la vie à une quarantaine de personnes.Désormais, “les forces de l’ordre sont autorisées à investir les différents marchés à récupérer tous les socs de Burqa afin de les brûler et que les commerçants qui ne se plieront pas à cette mesure seront arrêtés et traduits devant la justice”, poursuit le site d’information tchadien.

Idriss Déby, le président tchadien

Idriss Déby, le président tchadien

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Le Congo interdit le voile intégral dans les lieux publics

Le ministère congolais de l’Intérieur a interdit aux musulmanes de porter le voile intégral dans les lieux publics « pour prévenir tout acte de terrorisme et d’insécurité », a appris l’AFP samedi auprès du Conseil supérieur islamique du Congo.

« Le ministre de l’Intérieur, Raymond Zephiryn Mboulou, nous a notifié la décision d’interdire le voile intégral chez les femmes musulmanes. La décision est prise pour prévenir tout acte de terrorisme et d’insécurité », a indiqué à l’AFP El Hadj Abdoulaye Djibril Bopaka président du Conseil supérieur islamique du Congo.

Raymond Zephirin Mboulou, le ministre de l'intérieur congolais

Raymond Zephirin Mboulou, le ministre de l’intérieur congolais

« Les femmes musulmanes ne peuvent désormais mettre leur voile intégral qu’à la maison, dans les lieux de culte mais pas dans les milieux publics », a-t-il ajouté, précisant cependant que les « femmes qui portent le voile intégral ne représentent qu’une infime minorité ». « La décision de l’autorité est bonne parce qu’il y a eu des témoignages selon lesquels des non musulmans se cachaient derrière le voile intégral pour commettre des actes inciviques », a poursuivi M. Bopaka. Les autres types de voile ne sont pas concernés par l’interdiction du gouvernement.

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