L’association tunisienne de défense des homosexuels Shams sous le feu des critiques

L’association tunisienne Shams, association défendant le droit des homosexuels, bisexuels et transsexuels et œuvrant depuis trois ans dans la clandestinité, a reçu le 18 mai un visa légal du gouvernement lui permettant d’opérer en toute légalité. Cependant, cette autorisation n’est pas du goût de tout le monde, et ce notamment pour des raisons religieuses. Depuis l’obtention de ce visa, l’association a déclaré vouloir ouvrir un vrai débat sur la situation des homosexuels en Tunisie et permettre l’abrogation de la loi qui condamne non pas spécifiquement les homosexuels, mais la sodomie, a trois ans de prison, même avec consentement. Mais, comme il fallait s’y attendre, des voix conservatrices et moralisantes se sont élevées contre l’octroi de ce visa, qu’elles considèrent illégal car la loi réprime indirectement les relations homosexuelles. Le gouvernement, qui avait lui-même octroyé ce visa, a décidé, face aux pressions de se permettre de revenir sur sa décision, en indiquant que l’association n’avait pas dévoilé ses vrais objectifs dans sa demande officielle. Pire, le gouvernement étudie de porter plainte contre l’association pour ne pas avoir dit la vérité sur ses intentions pour l’obtention du visa.

Une affiche de l'association Shams

Une affiche de l’association Shams

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