En Bolivie, drôle de cadeau du président Evo Morales au Pape François

Alors que le Pape François est en pleine tournée en Amérique Latine, sa rencontre avec le président bolivien Evo Morales a été l’occasion d’un échange de don, un potlatch à l’ancienne en quelque sorte. Evo Morales n’a pas hésité à offrir à ce Pape que l’on dit d’extrême-gauche, voire pour certains communiste, un crucifix crucifié sur l’assemblage métallique de la faucille et du marteau, l’emblème du Parti Communiste. A en croire les photos, le Pape François a l’air plutôt surpris par cet objet. De plus, le président a remis au Pape une médaille honorifique qui reproduit l’objet.

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Le philosophe Yvon Quiniou parle de son livre « Critique de la religion : Une imposture morale, intellectuelle et politique »

Alors que Freud, Nietzsche, Spinoza ou Hume en ont déjà fait le procès, pourquoi établir une critique de la religion aujourd’hui ?

Cette critique est liée au retour politique du religieux. Notamment quand il fait pression sur les institutions républicaines, à la manière de la Manif’ pour tous ; quand, en Europe de l’Est, une religion rétrograde essaie d’influencer la Constitution : ou quand, avec le Traité constitutionnel européen, les religions ont le droit d’intervenir dans la définition des lois. Par ailleurs, je m’inquiète de la montée de l’islamisme radical. Dans l’esprit de la philosophie des Lumières et des grands penseurs du XIXe siècle comme Feuerbach, Marx, Nietzsche et Freud, je tiens à montrer à quel point la religion demeure une imposture morale, intellectuelle et politique. Un imposteur prétend apporter ce qu’il n’apporte pas ou prétend être ce qu’il n’est pas. Les religions prétendent amener la Vérité, alors qu’elles n’amènent que des croyances.

Votre livre est-il un éloge de l’athéisme ?

Je distingue deux formes d’athéisme. L’athéisme dogmatique consiste à dire qu’il n’y a pas de Dieu. C’est celui de Marx ou du philosophe Marcel Conche. Ce dernier dit qu’un tel athéisme ne peut pas se démontrer, car il se prononce sur la totalité du réel. Mon athéisme est privatif. Je me passe de Dieu dans ma vie et analyse les religions comme un phénomène humain. Je m’inspire de la formule de Feuerbach : « Ce n’est pas la religion qui fait l’homme, mais l’homme qui fait la religion. » Ce sont les structures religieuses que je remets en cause. Pas l’élément subjectif de la croyance.

Critique de la religion : Une imposture morale, intellectuelle et politique

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