Israël : grève des écoles arabes en solidarité avec les chrétiens

La plupart des écoles arabes d’Israël ont fait grève lundi en solidarité avec les établissements scolaires chrétiens, eux-mêmes en grève depuis la rentrée pour réclamer davantage de fonds publics, ont indiqué des sources arabe, chrétienne et officielle. La quasi-totalité des 450.000 élèves des écoles arabes ont été privés de cours lundi, ont indiqué à l’AFP Jafar Farah, directeur du centre Mossawa, une organisation qui milite pour les droits des Arabes en Israël et suit de près le mouvement, et Boutros Mansour, porte-parole des écoles chrétiennes. « Une majorité des établissements arabes ont suivi la grève« , a confirmé un porte-parole du ministère israélien de l’Education sans donner plus de précision.
« Certains enseignants ont été obligés de faire cours », a indiqué Jafar Farah, qui a parlé de « pressions » exercées par le ministère de l’Education sur les responsables des établissements dans les villes où cohabitent juifs et arabes comme à Haïfa (nord) et Ramleh (centre).

Israeli Arab Maram Faour, a teacher from the Arab town of Kabul gives an Arabic class to Israeli schoolchildren in a school at the northern Israeli village of Yokneam, Tuesday, Dec 20, 2011. In an educational revolution of sorts, a growing number of Israeli schools are taking a novel approach to the instruction of Arabic They're hiring Arab teachers. The initiative is about far more than teaching children a new language. Educators say they hope to break down barriers in a society where Jewish and Arab citizens have little day-to-day interaction and often view each other with suspicion.(AP Photo/Oded Balilty)

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Grande-Bretagne : une école élementaire juive ultra-orthoxe accusée d’endoctrinement

Une école juive ultra-orthodoxe britannique de Londres, la Beis Rochel boys’ school, est sous le feu des critiques après que le journal The Independent ait eu accès à certains documents qui étaient donnés aux élèves. Des enfants anglais de trois ans apprenaient donc dès le jardin d’enfant que les « non-juifs » étaient le « mal ». Les enfants sont très tôt mis au courant des horreurs de la Shoah. C’est un lanceur d’alerte qui a montré les documents aux journalistes, documents donnés donc à des jeunes enfants de 3 ou 4 ans, où il leur est demandé de répondre à certaines questions relatives à la fête du 21 Kislev, célébrant la fuite de Rabbi Yoel Teitelbaum des mains des nazis. Les nazis, dans le document, sont définis uniquement comme « goys », c’est-à-dire les non-juifs.

Logo de l'école Bais Rochel

Logo de l’école Bais Rochel

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Angleterre : la décision d’une école publique à majorité musulmane d’abroger la séparation des sexes dans l’établissement suscite le mécontentement des parents

Le proviseur d’une école publique non-confessionnelle à majorité musulmane du nord-est de Londres a affirmé qu’il ne laisserait pas une « minorité militante » de parents mettre à mal son intention d’abolir la séparation des sexes à l’œuvre dans l’établissement. Au cœur de la discorde, un mur, appelé par les médias britanniques le « mur de la ségrégation », séparant les deux ailes d’un même établissement ayant servi à la mise en place d’une séparation entre filles et garçons. Ce mur était initialement la démarcation entre deux écoles attenantes, l’une pour garçons, l’autre pour filles, ayant depuis été réunies en une seule. L’école Crest Academies a conservé ce mur pour permettre une séparation entre filles et garçons. Cependant, le nouveau proviseur, Mohsen Ojja veut briser cette séparation radicale de la seule école non-confessionnelle de la région pratiquant la séparation des sexes, et placée sous surveillance accrue par l’administration après avoir failli à plusieurs critères d’inspection académique mis en place après le scandale dit du Cheval de Troie, dans lequel plusieurs lycées de Birmingham, deuxième ville du pays, avaient été infiltrés par des islamistes.

Le nouveau proviseur de l'établissement, Mohsen Ojja

Le nouveau proviseur de l’établissement, Mohsen Ojja

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David Cameron et l’extrémisme islamiste, la fin de l’innocence – Extraits du discours (Partie 2)

Après la première partie, déjà publiée, de l’intervention de David Cameron, le premier ministre britannique, sur la lutte contre le terrorisme, voici la deuxième partie de son intervention, avec de nombreux extraits partiels de son discours, traduits en français par un natif pour CRISSEMENT ATHÉE. Nous reprenons donc là où se terminait la première partie :

« Deuxièmement, pour contrer cette idéologie, une partie clé de notre stratégie est de s’opposer aux deux parties de la croyance – les violents et les non-violents. C’est à dire se confronter à des groupes ou des organisations qui ne se font pas les avocats de la violence mais qui font la promotion des discours extrémistes. Nous devons voir que si vous dites « Je condamne la terreur mais les kâfirs [le non-croyant en islam NDRL] sont inférieurs » ou « Les violences dans Londres sont injustifiées mais les attentats-suicides en Israël c’est différent », alors vous êtes une partie du problème […]C’est pourquoi nous avons banni des prêcheurs de haine de notre pays […] Mais il faut faire plus en terme d’éducation. Nous avons fait une revue complète de nos écoles lorsque il est devenu évident que des extrémistes avaient pris le contrôle de certaines écoles, dans ledit scandale du Cheval de Troie, ici, à Birmingham […] Nous devons prendre des mesures contre les personnes clés qui influencent les gens et opèrent aux limites de la loi, mais qui clairement détestent la société britannique et ce pour quoi nous nous battons. » David Cameron annonce ensuite des mesures renforcées contre les prêcheurs de haine et la possibilité de prendre des actions pour bannir des chaînes de télévision satellitaire qui distillent la haine. 

David Cameron durant son discours

David Cameron durant son discours

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La ministre de l’éducation britannique considère que l’homophobie est un signe de radicalisation

Nicky Morgan, la ministre de l’éducation britannique, a affirmé lors d’un discours des écoles que l’homophobie chez un enfant pouvait être le signe d’une progressive radicalisation. Attaquer les valeurs britanniques ou une intolérance extrême envers les homosexuels sont, selon elle, des exemples de comportements pouvant déclencher l’alarme. Ces déclarations ont pour objectif de permettre aux enseignants britanniques d’identifier les élèves qui pourraient être sous l’influence d’organisations extrémistes ou pourrait être hameçonnées par celles-ci. Si les enseignants devaient percevoir des signes de radicalisation, leur rôle est de contacter l’administration scolaire, les services sociaux et le cas échéant la police. Ce discours fait suite au discours du premier ministre David Cameron qui mettait en garde cette semaine contre la radicalisation de la population musulmane du royaume, en appelant la population à devenir « intolérante à l’intolérance ».

Nicky Morgan, la ministre de l'éducation britannique

Nicky Morgan, la ministre de l’éducation britannique

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