Israël : des participants à la Gay Pride blessés au couteau par un juif ultra-orthodoxe

La Gay Pride annuelle  qui s’est déroulé ce jeudi en Israël a viré au drame, après qu’un juif ultra-orthodoxe ait poignardé et blessé six participants, dont deux gravement. L’homme, Yishaï Shlissel, n’est guère un inconnu pour les services de police locaux, celui-ci ayant déjà été l’auteur de faits similaires lors de la Gay Pride de 2005, en blessant au couteau trois personnes, et ayant tout juste fini de purger sa peine de 10 ans de prison. Environ 5000 personnes défilaient sur une des avenues principales de Jérusalem lorsque cet homme, sortant d’un supermarché, a jailli dans la foule et planté son couteau dans plusieurs participants, malgré la présence massive des forces de sécurité censées sécuriser l’évènement. C’est l’attaque la plus violente lié à cet évènement qui divise la population, où la frange religieuse est majoritaire par rapport à d’autres villes d’Israël, et qui montrent bien les tensions qui existent entre les différents groupes sociaux. Évidemment, la frange religieuse et orthodoxe rejette l’homosexualité.

L'agresseur Yishaï Shlissel, arrêté par la police

L’agresseur Yishaï Shlissel, arrêté par la police

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Haïm Korsia, grand rabbin de France : « Le judaïsme porte les valeurs républicaines »

Face aux attentats terroristes et à la montée de la violence du groupe État islamique, Manuel Valls a parlé, le 28 juin, de « guerre de civilisation ». Partagez-vous cette vision?

Ces terroristes sont contre notre civilisation, c’est une évidence! Ils en nient les valeurs, les fondements, les principes… Il existe dans le monde différentes civilisations qui se respectent, même si elles se connaissent mal. En revanche, le groupe Etat islamique a choisi la mort, tandis que nous avons choisi la vie. De ce point de vue-là, le Premier ministre a raison: le choc est inévitable.

Au lendemain des manifestations du 11 janvier, qui ont réuni un peu partout en France environ 4 millions de personnes, vous avez déclaré: « J’ai senti que la Bastille de l’indifférence tombait. » Diriez-vous la même chose aujourd’hui?

Quelque chose de nouveau s’est produit, une ouverture. Bien sûr, on peut avoir, parfois, le sentiment de revenir à nos petits enfermements, mais il existe désormais une grande aspiration collective, qui nous oblige à agir concrètement. Ainsi, pour la première fois, les diplomates en formation ont suivi cette année un module intitulé « diplomatie et religion ». Autre exemple: à Nancy, le recteur d’académie a décidé que les aumôniers militaires des quatre cultes iraient dans les écoles évoquer la question des religions. C’est une idée formidable de confier ce travail à des fonctionnaires, dont l’engagement est d’œuvrer sans prosélytisme, dans le respect d’un cadre absolument laïque. Car la laïcité, ce n’est pas la négation du fait religieux, c’est la neutralité de l’État! J’en suis absolument convaincu: dans un cursus scolaire, il faudrait que tous les enfants aient vu au moins une fois un représentant de chaque religion, pour en connaître et en comprendre les rites. Seule la connaissance peut faire tomber les préjugés.

Haïm Korsia, le grand Rabbin de France

Haïm Korsia, le grand Rabbin de France

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