En Inde, une fatwa lancée contre l’Etat Islamique

En Inde, plus de 1000 clercs musulmans on ratifié un document valant décision religieuse – une fatwa – qui condamne l’Etat Islamique, dont les actions sont considérées « non-islamiques », allant à l’encontre des préceptes de l’Islam. Ces leaders religieux appartiennent à plus d’une centaine de mosquées du pays, à des institutions éducatives ainsi qu’à des groupes civiques. Cette fatwa à l’encontre du groupe terroriste a été lancée initialement par un imam basé à Mumbai, Mohammed Manzar Hasan Ashrafi Misbahi, qui a par la suite réussi à convaincre d’autres imams de signer le document. « Les actions de l’Etat Islamique sont inhumaines et non-islamiques. L’Islam ne permet pas même la mort d’un animal. Ce que fait l’Etat Islamique est dommageable pour l’Islam », a-t-il affirmé pour expliquer le sens de ce document.

Mohammed Manzar Hasan Ashrafi Misbahi présentant le texte de la fatwa contre l'Etat Islamique

Mohammed Manzar Hasan Ashrafi Misbahi présentant le texte de la fatwa contre l’Etat Islamique

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Des leaders musulmans appellent à lutter contre le réchauffement climatique

Des clercs musulmans de vingt pays différents ont appelé à prendre conscience des lourds risques pesant sur l’humanité à cause du réchauffement climatique. C’est la première fois que des leaders islamiques s’expriment clairement à ce sujet, à la suite d’un séminaire à Istanbul, rejoignant ainsi les déclarations précédentes de l’Église Catholique Romaine et Orthodoxe. Et ce à quelques mois de la conférence sur le climat, COP21, censé se dérouler à Paris en décembre et visant à aboutir à des accords pour baisser le niveau de réchauffement de la planète à cause des émissions humaines. « Je pense que cette déclaration va favoriser des actions ambitieuses et encourager vers cette voie le monde musulman, spécialement les pays producteurs de pétrole », a déclaré Mohamed Adow, un avocat pour l’action climatique ayant participé au séminaire.

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En Algérie, des imams réclament une «police des mœurs»

L’offensive du courant wahhabite n’épargne plus personne. Et les atteintes aux libertés individuelles deviennent un phénomène à large échelle. Réservés jusque-là à certains salafistes zélés, les actes de moralisation touchent désormais les fonctionnaires de l’État. Ainsi, dans le sillage d’une campagne de dénigrement des femmes non voilées et qui se baignent sans hidjab, le journal arabophone Echourouk a fait parler le secrétaire général de la coordination des imams et fonctionnaires des affaires religieuses et waqfs, Djelloul Hedjimi. Ce dernier estime qu’il «faut créer une police des mœurs» qui aura pour mission de s’occuper des délinquants et des femmes qui «portent des vêtements» non conformes à la charia. Le syndicaliste des imams s’est même transformé en spécialiste des sciences sociales, puisqu’il estime que «les cas de harcèlement se multiplient en été» à cause de la «généralisation des tenues dépravées». Le journal cite également des femmes et hommes issus de diverses disciplines qui répètent tous la même rengaine.

le secrétaire général de la coordination des imams et fonctionnaires des affaires religieuses et waqfs, Djelloul Hedjimi

le secrétaire général de la coordination des imams et fonctionnaires des affaires religieuses et waqfs, Djelloul Hedjimi

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Conférence au Caire de hauts dignitaires religieux musulmans pour faire face à l’extrémisme

De hauts dignitaires religieux musulmans venus de plusieurs pays se sont réunis lundi au Caire pour travailler sur une stratégie commune afin de répondre aux édits religieux extrémistes alors que la région fait face à une menace sans précédent du groupe « Etat islamique ». Muftis et autres hauts dignitaires religieux venus notamment d’Asie, d’Afrique et du Moyen-Orient se réunissent durant deux jours dans la capitale égyptienne pour étudier les moyens de faire face à une vague de fatwas émanant de la mouvance extrémiste. « La souplesse vis-à-vis des fatwas d’excommunication (…) nous a conduits à ce que nous voyons maintenant: meurtres et effusion de sang sanctifié », a affirmé le Grand imam d’Al-Azhar Ahmed al-Tayyeb devant la conférence.

Le Grand imam d'Al-Azhar Ahmed al-Tayyeb

Le Grand imam d’Al-Azhar Ahmed al-Tayyeb

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Australie : un père condamné à 6 ans de prison pour avoir marié sa jeune fille de 12 ans

Le père d’une jeune fille de 12 ans vient d’être condamnée à 6 années de prison pour avoir arrangé le mariage dans la tradition islamique de sa fille. Le mariage, qui s’est déroulé en janvier, avait été contracté avec un étudiant libanais de 27 ans, durant une cérémonie faite selon les lois de la charia dans la Vallée d’Hunter en Australie. La jeune enfant a par la suite vécu une grossesse douloureuse ayant débouché sur une fausse couche. La juge Deborah Sweeney a déclaré au moment du jugement que « le rôle du père est de protéger son enfant, pas de la placer dans une relation où elle risque une grossesse précoce, à seulement 12 ans. Que les actions de cet homme aient été basées sur sa foi religieuse n’excuse en rien ce qu’il a fait. Un message clair doit être envoyé a ceux qui pensent que ce type de comportement est acceptable, en vertu d’une croyance religieuse »

child bride

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L’affaire de l’imam Chaoui continue d’enfler au Canada, un groupe d’étudiants se mobilise

Le prédicateur fondamentaliste a déposé la semaine dernière une poursuite en diffamation de 500 000 $ parce qu’il estime que le maire a porté atteinte à sa réputation en le qualifiant d’agent de radicalisation. Sur Facebook, la page intitulée Je suis Hamza Chaoui ne cesse de gagner en popularité depuis le dépôt de la poursuite de l’imam. Plus de 2000 des quelque 2400 mentions J’aime de la page mise en ligne en avril ont été récoltées au cours de la dernière semaine. Sur la page, un lien redirige les internautes vers un site web pour amasser des dons qui serviront à financer la bataille juridique d’Hamza Chaoui. Il a été mis sur pied ce printemps par un groupe d’étudiants.

L'imam Hamza Chaoui

L’imam Hamza Chaoui

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Belgique : première expulsion d’un imam « prêcheur de haine »

La Belgique a décidé d’expulser pour la première fois un imam prêchant la violence, a indiqué mardi le secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration, Théo Francken. Ce dernier a signé lundi soir un premier arrêté d’expulsion visant un homme marié et père de quatre enfants et ayant la double nationalité néerlandaise et marocaine. Selon l’hebdomadaire Le Vif-L’Express, il s’agit de Shayh Alami, « qui s’est fait connaître à Verviers par ses prêches incendiaires », où il officiait dans une mosquée somalienne. Certains jeunes auraient rejoint des groupes jihadistes en Syrie, influencés par ses prêches, selon le magazine. « Il était très actif dans les milieux islamistes extrémistes à et autour de Verviers, où un attentat a été déjoué en janvier », a expliqué Théo Francken, cité mardi par le journal néerlandophone De Morgen. « Il empoisonne l’esprit de nos jeunes et nous devons à tout prix lutter conter cela », a-t-il ajouté.

Théo Francken, le le secrétaire d’État à l'Asile et à la Migration de Belgique

Théo Francken, le le secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration de Belgique

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Le Maroc lance une fondation pour promouvoir un islam « tolérant » en Afrique

Le Maroc, qui veut se positionner en maillon fort dans la lutte contre l’extrémisme, a annoncé lundi soir la création de la Fondation Mohammed VI des Oulémas africains destinée à promouvoir un islam tolérant, selon l’agence MAP. Il s’agit d’une « instance destinée à unifier et coordonner les efforts des oulémas musulmans au Maroc et dans les autres États africains » et de « faire connaître les valeurs de l’islam tolérant », rapporte l’agence MAP. Elle se veut une réponse « aux attentes exprimées, à titre officiel de la part des pays africains (…) concernant le besoin de formation d’Imams et de prédicatrices », a déclaré, cité par MAP, le président délégué de la fondation et ministre marocain des Affaires islamiques, Ahmed Toufik.

Le roi du Maroc Mohamed VI

Le roi du Maroc Mohamed VI

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France : une dizaine d’imams « prêcheurs de haine » expulsés depuis le début de l’année

Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a déclaré lundi sur Europe1 que quarante imams « prêcheurs de haine » avaient été expulsés de France depuis 2012, dont une dizaine depuis le début de l’année. « Nous avons depuis 2012 expulsé quarante prêcheurs de haine et imams. Dans les cinq années précédentes, il n’en avait été expulsé que quinze », a déclaré le ministre. « Depuis le début de l’année, il y a 22 dossiers qui sont en cours d’instruction, et une dizaine d’imams et de prêcheurs de haine qui ont été expulsés », a-t-il ajouté. Tout « prêcheur de haine qui a vocation à rester en France, s’il est étranger il sera expulsé, je le fais systématiquement », a dit le ministre.

Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur

Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur

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En Chine, des imams obligés de danser sur la place publique

Et ce n’est pas une blague. C’est le site Moroccoworldnews qui rapporte cette information. Dans la province du Xianjang, province à majorité musulmane proche du Kazakhstan, les autorités chinoises ont donc obligé des imams majoritairement ouïghours à danser dans la rue en criant qu’ils ne prêcheraient pas l’islam aux enfants sur le sol chinois et en tenant une pancarte affirmant que leurs « revenus proviennent  du CKP [administration chinoise] et non d’Allah » ou encore que « la paix du pays donne la paix de l’âme ». Ils doivent par ailleurs apprendre aux enfants que la prière est nocive pour la santé. Une mesure répressive et humiliante, donc, pour les imams et la communauté musulmane de la région, mais cette mesure coercitive n’est pas la première visant à attaquer la minorité musulmane du pays.

Les imams ouïghours dansant sur la place publique en Chine

Les imams ouïghours dansant sur la place publique en Chine

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