Cameroun: 400 civils tués par Boko Haram depuis 2014, violences militaires

Le groupe islamiste nigérian Boko Haram « a massacré près de 400 civils dans le nord du Cameroun » depuis 2014, provoquant une « réaction brutale » des forces de sécurité camerounaises qui ont tué des dizaines de civils, affirme Amnesty International dans un rapport publié mercredi. Dans ce rapport, présenté au cours d’une conférence de presse à Yaoundé, Amnesty International revient sur certaines des tueries attribuées aux islamistes nigérians depuis janvier 2014.
« A Amchidé (Extrême-Nord, ville frontalière du Nigeria), des centaines, voire un millier de combattants de Boko Haram, ont attaqué le village le 15 octobre 2014, faisant au moins 30 victimes civiles, dont des personnes accusées de collaborer avec les autorités de l’Etat », rapporte le document.

Le président camerounais Paul Biya

Le président camerounais Paul Biya

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Le chef d’Al-Quaïda demande aux musulmans occidentaux de poursuivre la stratégie de la terreur

Le leader d’Al-Quaïda Ayman al-Zawahri a appelé, dans un enregistrement audio diffusé sur Internet ce dimanche, les jeunes musulmans des pays occidentaux à poursuivre des attaques de type loups solitaires et a appelé à une plus grande unité des militants islamistes : « J’appelle tous les musulmans qui peuvent causer des dommages à la coalition des croisés [les pays participant à la guerre en Irak et en Syrie] à ne pas hésiter. Nous devons nous concentrer à faire basculer la guerre au coeur des maisons et des villes de l’Occident Croisé, et particulièrement les Etats-Unis. ». Il a réaffirmé l’illégitimité de l’Etat Islamique, dont son groupe ne reconnait pas le califat, rappelant une nouvelle fois les désaccords entre les deux groupes rivaux.

Le chef d'Al-Quaïda Ayman al-Zawahri

Le chef d’Al-Quaïda Ayman al-Zawahri

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Création d’un conseil européen des dirigeants juifs et musulmans

Des responsables cultuels ont créé à l’échelle européenne un Conseil des dirigeants juifs et musulmans, une première, afin de défendre les libertés religieuses en Europe et de lutter contre l’extrémisme, a-t-on appris jeudi auprès de l’un de ses cofondateurs. « C’est la première structure mêlant juifs et musulmans au niveau européen. Notre vocation, c’est la coopération, pas seulement le dialogue », a expliqué à l’AFP Moché Lewin, rabbin près de Paris et directeur exécutif de la Conférence des rabbins européens (CER). Ce conseil, le MJLC (Muslim-Jewish Leadership Council), a été lancé par la CER, qui rassemble près de 700 rabbins orthodoxes, le Secours islamique mondial, l’une des principales ONG musulmanes, et le Conseil islamique pour la République fédérale d’Allemagne.

Le rabbin Moché Lewin

Le rabbin Moché Lewin

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L’écrivain algérien Boualem Sansal met l’islamisme au pouvoir dans « 2084 »

2084 couverture

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Une vidéo pro-Etat Islamique appelle les Turcs à se soulever contre Erdogan

Une vidéo pro-État islamique (EI) a appelé les Turcs à se soulever contre le président Recep Tayyip Erdogan, accusé d’être un «traître» à la solde des Américains et des rebelles kurdes. La vidéo, mise en ligne lundi soir et qui aurait été enregistrée dans la province de Raqqa, région du nord de la Syrie aux mains de l’EI, délivre l’un des messages les plus menaçants de l’organisation djihadiste contre la Turquie.Cette vidéo intervient alors que la Turquie, longtemps accusée de complaisance à l’égard des djihadistes de l’EI, a lancé fin juillet une «guerre contre le terrorisme» sur deux fronts, ciblant les djihadistes de l’EI et les rebelles kurdes turcs du PKK.

Recep Erdogan, le président turc

Recep Erdogan, le président turc

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En Algérie, des imams réclament une «police des mœurs»

L’offensive du courant wahhabite n’épargne plus personne. Et les atteintes aux libertés individuelles deviennent un phénomène à large échelle. Réservés jusque-là à certains salafistes zélés, les actes de moralisation touchent désormais les fonctionnaires de l’État. Ainsi, dans le sillage d’une campagne de dénigrement des femmes non voilées et qui se baignent sans hidjab, le journal arabophone Echourouk a fait parler le secrétaire général de la coordination des imams et fonctionnaires des affaires religieuses et waqfs, Djelloul Hedjimi. Ce dernier estime qu’il «faut créer une police des mœurs» qui aura pour mission de s’occuper des délinquants et des femmes qui «portent des vêtements» non conformes à la charia. Le syndicaliste des imams s’est même transformé en spécialiste des sciences sociales, puisqu’il estime que «les cas de harcèlement se multiplient en été» à cause de la «généralisation des tenues dépravées». Le journal cite également des femmes et hommes issus de diverses disciplines qui répètent tous la même rengaine.

le secrétaire général de la coordination des imams et fonctionnaires des affaires religieuses et waqfs, Djelloul Hedjimi

le secrétaire général de la coordination des imams et fonctionnaires des affaires religieuses et waqfs, Djelloul Hedjimi

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Afghanistan : les Talibans condamnent les barbaries de l’Etat Islamique

Les Talibans ont condamné la vidéo dévoilée cette semaine et montrant un groupe de combattants de l’État Islamique  tuant un groupe de prisonniers afghans en les faisant exploser avec des explosifs. La vidéo, visiblement tournée en juin dans la province de Nangarhar, dans l’est de l’Afghanistan, a suscité la réaction des talibans, qui luttent pour la suprématie dans l’insurrection des extrémistes islamiques se déroulant en Afghanistan. « Une horrible vidéo a été dévoilée hier montrant des kidnappeurs qui se disent de Daesh martyrisant brutalement des chefs tribaux et des villageois avec des explosifs », affirme un communiqué posté sur le site des Talibans. Les Talibans, eux-mêmes fréquemment accusés de brutalité envers les soldats gouvernementaux qu’ils capturent, considèrent que les prisonniers ne devraient jamais être traités de cette façon. « Cette offense, et les autres actions brutales commises par une poignée d’individus ignorants et irresponsables sous le couvert de l’Islam et des musulmans, est intolérable », poursuivent-ils.

Membres du groupe Daesh en Afghanistan

Membres du groupe Daesh en Afghanistan

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Pour Idriss Déby, le président tchadien, « Boko Haram est décapité »

Le président tchadien, Idriss Deby Itno, a déclaré mardi soir que l’organisation islamiste nigériane Boko Haram était «décapitée», ajoutant que le défi était maintenant d’«éviter les actions terroristes» dans la région du lac Tchad. «Boko Haram est décapitée. Il y a de petits groupes éparpillés dans l’est du Nigeria, à la frontière avec le Cameroun. Nous sommes en mesure de mettre définitivement hors d’état de nuire Boko Haram», a affirmé le chef de l’État devant la presse nationale à l’occasion de la célébration du 55e anniversaire de l’indépendance du Tchad. «La guerre sera courte, elle va se terminer avant la fin de l’année et Boko Haram va disparaître avec la mise en place de la force mixte qui sera opérationnelle dans quelques jours», censée mieux coordonner les actions des différentes armées de la région (Nigeria, Tchad, Cameroun, Niger, Bénin), a promis M. Deby.

Idriss Déby, le président tchadien

Idriss Déby, le président tchadien

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#notanotherbrother : la campagne britannique pour contrer les discours extrémistes sur les réseaux sociaux

La Quiliam Foundation, un think thank britannique visant à contrer l’extrémisme, et notamment l’extrémisme islamique, a lancé une campagne sur les réseaux sociaux visant à détourner de possibles amateurs au jihad du désir de rejoindre les rangs de Daesh. C’est en reprenant certains codes utilisés par Daesh dans ses vidéos et sur les réseaux sociaux que la Quiliam Foundation tente de rappeler la réalité de l’enrôlement dans les troupes de l’État Islamique. Accompagné du hashtag #notanotherbrother, nom donné à la campagne, les vidéos réalisées par la Quiliam Foundation grâce au financement participatif montre la réalité de l’engagement et de la guerre, et vise principalement comme public les jeunes britanniques.

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André Comte-Sponville et le blasphème : entretien

La liberté d’expression est une liberté fondamentale. Comme toute liberté naturelle, on la voudrait absolue ; comme toute liberté socialement réglementée, elle connaît des limites. Mais pourrait-on imaginer ou réclamer une liberté d’expression sans limites ?

Il n’y a pas de liberté absolue. Même à l’état de nature, à supposer qu’il ait existé, la liberté de chacun dépend de la force dont il est capable ; elle est doublement -limitée, et par sa propre faiblesse, et par la force des autres. C’est vrai a fortiori dans un État de droit. Pas de liberté sans lois, pas de loi sans contraintes. On prend souvent l’exemple du code de la route : s’il n’existait pas, ma liberté de circuler, théoriquement plus grande, serait en pratique presque nulle. S’agissant de la liberté d’expression, c’est différent. On pourrait envisager qu’aucune loi ne la limite. Mais est-ce souhaitable ? Il faut bien interdire la diffamation, les appels au meurtre, protéger le droit d’auteur et les secrets commerciaux ou industriels… Même les Etats-Unis, où le Premier amendement garantit une liberté d’expression plus grande que chez nous, lui reconnaissent certaines limites. Idem en France, qui interdit en outre les incitations à la haine raciale ou religieuse, le négationnisme et les atteintes à la vie privée. On peut discuter le détail de ces interdits (contre le négationnisme, je ne suis pas certain qu’une loi soit la -meilleure arme), mais guère en contester le principe.

Le philosophe André Comte-Sponville

Le philosophe André Comte-Sponville

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