Une association porte plainte en France contre Maroc Hebdo et sa une « Faut-il brûler les homos ? »

Des soucis judiciaires en vue pour l’hebdomadaire marocain Maroc Hebdo qui en juin dernier avait sorti un magazine au titre pour le moins provocateur, mais plus probablement incitant à la haine et à la violence : « Faut-il brûler les homos ? », devant l’image de deux hommes riant amoureusement devant une piscine. Cette une avait suscité de nombreuses critiques dans le pays et à l’étranger pour son caractère provoquant et sans pincettes, ce qui avait obligé l’hebdomadaire à s’excuser et à retirer le magazine des kiosques. Aujourd’hui, c’est une association française pour la défense des droits des homosexuels, Mousse, qui vient de porter plainte contre le directeur de publication de l’hebdomadaire Mohamed Selhami.

La une controversée de Maroc Hebdo

La une controversée de Maroc Hebdo

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Maroc : la vidéo d’un groupe d’hommes harcelant une femme seule avec son bébé fait polémique

Après la vidéo de deux femmes entièrement voilées harcelées publiquement dans la rue par un groupe d’homme en Arabie Saoudite, c’est une autre affaire harcèlement qui défraie la chronique, cette fois-ci au Maroc, à Tanger. Une jeune femme a été harcelée sexuellement par une horde d’hommes sur la corniche de Malabata à Tanger. Même avec un enfant dans les bras, un groupe compact d’hommes s’est mis à la presser, lui crier dessus, la toucher. Elle ne doit son salut qu’à l’arrivée de la police, obligée de former un cordon de sécurité autour d’elle afin de la protéger de la foule d’homme.

Le Maroc lance une fondation pour promouvoir un islam « tolérant » en Afrique

Le Maroc, qui veut se positionner en maillon fort dans la lutte contre l’extrémisme, a annoncé lundi soir la création de la Fondation Mohammed VI des Oulémas africains destinée à promouvoir un islam tolérant, selon l’agence MAP. Il s’agit d’une « instance destinée à unifier et coordonner les efforts des oulémas musulmans au Maroc et dans les autres États africains » et de « faire connaître les valeurs de l’islam tolérant », rapporte l’agence MAP. Elle se veut une réponse « aux attentes exprimées, à titre officiel de la part des pays africains (…) concernant le besoin de formation d’Imams et de prédicatrices », a déclaré, cité par MAP, le président délégué de la fondation et ministre marocain des Affaires islamiques, Ahmed Toufik.

Le roi du Maroc Mohamed VI

Le roi du Maroc Mohamed VI

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Maroc : les filles « à la jupe » innocentées par la justice

Le procès très attendu des deux « files d’Inezgane » s’était tenu le 6 juillet au Tribunal de première instance d’Inezgane. Le verdict a été rendu le 13 juillet. Il innocente totalement les deux jeunes femmes. Sanaa et Siham avaient été arrêtées en juin, après s’être fait harceler dans le souk d’Inezgane par une foule jugeant leur tenue inappropriée.L’affaire des filles d’Inezgane est devenue le symbole de la défense des libertés individuelles. De nombreux sit-in de soutien ont été organisés dans le pays, ainsi qu’une forte mobilisation sur les réseaux sociaux autour d’un hashtag : #mettre_une_robe_nest_pas_un_crime.

Manifestation de soutien aux deux jeunes filles

Manifestation de soutien aux deux jeunes filles

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Maroc : un homme risque le lynchage à Fès à cause de sa prétendue homosexualité

C’est à Fès qu’a été tournée cette vidéo montrant une foule surexcitée s’en prenant à un homme supposé homosexuel. Cette vidéo, parue initialement sur le site goud.ma et reprise par le site du magazine progressiste Telquel, montre des images terribles, qui mettent en exergue combien les mouvements de masse peuvent être dangereux, notamment quand ils sont guidés par la bêtise humaine. L’homme en question est roué de coups et se retrouve à terre, totalement encerclé, tandis que certains jeunes filment avec leurs téléphones portables. La question de l’homosexualité est devenue une question de société au Maroc, au vu des récents évènements ayant mis en en lumière la répression dont sont victimes les homosexuels dans le pays, ce qui avait poussé, entre autres, à la démonstration du groupe Placebo au festival Mawazine de Rabat en faveur du droit des LGBT afin de demander à ce que l’homosexualité soit dépénalisée dans le royaume.

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Maroc : deux femmes risquent la prison pour avoir porté des mini-jupes

Deux jeunes femmes marocaines devront comparaître le 6 juillet prochain devant un tribunal pour « atteintes aux bonnes mœurs ». En cause ? Leurs robes jugées indécentes. La polémique enfle sur la Toile. « L’affaire de la jupe » avait déjà fait polémique en Algérie, on a trouvé sa réplique au Maroc, près d’Agadir. Depuis la révélation d’une nouvelle affaire de mœurs à Inezgan au sud du Maroc, par le journal Assabah le 18 juin dernier, les réactions sur la toile se multiplient. Dimanche 14 juin, deux jeunes marocaines de 20 ans font leurs courses dans le souk d’Inezgane lorsqu’elles sont interpellées par un commerçant qui pointe du doigt leurs robes jugée attentatoire à la pudeur. Une foule en colère s’amasse alors et se presse autour d’elles. Traquées, les deux jeunes femmes, craignant pour leur sécurité, se réfugient dans une boutique, en attendant l’arrivée de la police. Or une fois sur place les autorités donnent raison à la foule et reprochent à leurs tours aux deux jeunes femmes leur tenues qui « portent atteinte aux bonnes mœurs ». Celles-ci sont embarquées au poste de police où elles passeront la nuit avant d’être déférées devant le procureur du roi… qui décide de les poursuivre pour atteinte aux bonnes mœurs, rapporte Assabah.

 

Le souk d'Inezgane

Le souk d’Inezgane

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Une de “Maroc Hebdo” : homosexuels, prenez garde

“Faut-il brûler les homos ?” Avec ce titre, l’hebdomadaire Maroc Hebdo s’est attiré les foudres des internautes, au point de décider de retirer son numéro des kiosques. Dans son dossier, le magazine revenait sur l’appel du ministre de la Santé à dépénaliser l’homosexualité afin d’encourager les homosexuels à faire le dépistage du sida. Ces derniers rechignent souvent à entreprendre ce dépistage pour éviter la condamnation de trois ans de prison dont ils sont passibles dans leur pays. L’hebdomadaire consacrait six pages à la question de l’homosexualité avec divers intervenants. Si l’écrivain Abdellah Taïa y plaide pour la dépénalisation de l’homosexualité, le juriste et chroniqueur Mustapha Sehimi n’a pas hésité pas à qualifier cette revendication de “combat douteux pour une cause marginale”.

La une controversée de Maroc Hebdo

La une controversée de Maroc Hebdo

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A Rabat, 1500 personnes manifestent devant l’ambassade de France pour protester contre les Femen

Environ 1.500 personnes ont manifesté jeudi devant l’ambassade de France à Rabat pour dénoncer l’opération menée mardi par deux militantes françaises des Femen contre la pénalisation de l’homosexualité au Maroc, a constaté un journaliste de l’AFP. Ces deux militantes ont été expulsées mardi soir après avoir posé brièvement, seins nus, et s’être embrassées devant un des principaux monuments de la capitale –le minaret d’une mosquée historique–. Elles avaient aussi arboré un slogan « In gay we trust » sur le corps. En ordre dispersé, quelque 1.500 manifestants ont protesté contre cette action inédite jeudi après-midi, devant l’enceinte de l’ambassade de France. Dans le calme, des hommes de tous les âges mais aussi de nombreuses femmes voilées, ont brandi des pancartes « A bas Femen », « Pas de ça chez nous » et « Non à l’atteinte aux valeurs sacrées des Marocains ».

Les Femen dans leur démonstration à Rabat

Les Femen dans leur démonstration à Rabat

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Jennifer Lopez et Placebo créent la polémique au Festival Mawazine de Rabat

Après la polémique et la censure tombée sur le film Much Loved de Nabil Ayouch, c’est au tour de Jennifer Lopez de s’attirer les critiques pour sa prestation lors du 14ème festival Mawazine à Rabat, où un panel de stars internationales ont foulé les scènes. Mais la prestation de la bombe latina n’a pas fait que des heureux, hormis bien sûr les spectateurs ayant assisté au show. Diffusée sur 2M, l’une des plus grandes chaînes de télévision marocaine, la danse lascive et les tenues provocantes de Jennifer Lopez ont été considérées comme « inadmissible »  et allant « à l’encontre de la loi de l’audiovisuel » selon Mustapha Khalfi, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement marocain. Si, bien sûr, une grande partie de la population ne voit rien de blâmable dans la chorégraphie de Jennifer Lopez, les réactions, notamment des politiques, sont symptomatiques de la différence de perception qu’il peut exister entre deux parties de la population à propos d’un festival drainant un nombre considérable de personnes – 160.000 spectateurs cette année.

Jennifer Lopez au Mawazine festival

Jennifer Lopez au Mawazine festival

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« Much Loved » de Nabil Ayouch : de la censure aux menaces de mort.

Au Maroc, le dernier film du réalisateur marocain Nabil Ayouch, Much Loved, n’en finit pas de défrayer la chronique. Réalisateur engagé, ayant traité des attentats de Casablanca de 2003 avec son film précédent Les chevaux de Dieu, certainement le réalisateur marocain plus doué de sa génération, Nabil Ayouch s’attaque cette fois-ci à un sujet tout aussi sérieux, et bien réel, celui de la prostitution au Maroc. Dans un pays oscillant entre ouverture à la modernité et une vision morale toujours traditionaliste et religieuse, Nabil Ayouch dépeint la prostitution à travers le destin croisé de plusieurs femmes de milieux différents dans ce film présent à Cannes. Peut-être parce qu’il parle d’une réalité qui se veut cachée, hypocritement, la censure du gouvernement n’a pas tardé à tomber. Le gouvernement, dirigé par le parti islamiste Parti de la Justice et du Développement, a d’ores et déjà annoncé que le film ne serait pas distribué au Maroc car « comportant un outrage grave aux valeurs morales et à la femme marocaine, et une atteinte flagrante à l’image du royaume ». L’association conservatrice de défense des citoyens AMDC a même porté plainte contre le film car nuisant à l’image de Marrakech, où se déroule le film – et où le commerce sexuel, même avec mineures, fait florès – et plus généralement au Maroc.

Nabil Ayouch, le réalisateur de Much Loved

Nabil Ayouch, le réalisateur de Much Loved

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