Maroc : les filles « à la jupe » innocentées par la justice

Le procès très attendu des deux « files d’Inezgane » s’était tenu le 6 juillet au Tribunal de première instance d’Inezgane. Le verdict a été rendu le 13 juillet. Il innocente totalement les deux jeunes femmes. Sanaa et Siham avaient été arrêtées en juin, après s’être fait harceler dans le souk d’Inezgane par une foule jugeant leur tenue inappropriée.L’affaire des filles d’Inezgane est devenue le symbole de la défense des libertés individuelles. De nombreux sit-in de soutien ont été organisés dans le pays, ainsi qu’une forte mobilisation sur les réseaux sociaux autour d’un hashtag : #mettre_une_robe_nest_pas_un_crime.

Manifestation de soutien aux deux jeunes filles

Manifestation de soutien aux deux jeunes filles

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Maroc : deux femmes risquent la prison pour avoir porté des mini-jupes

Deux jeunes femmes marocaines devront comparaître le 6 juillet prochain devant un tribunal pour « atteintes aux bonnes mœurs ». En cause ? Leurs robes jugées indécentes. La polémique enfle sur la Toile. « L’affaire de la jupe » avait déjà fait polémique en Algérie, on a trouvé sa réplique au Maroc, près d’Agadir. Depuis la révélation d’une nouvelle affaire de mœurs à Inezgan au sud du Maroc, par le journal Assabah le 18 juin dernier, les réactions sur la toile se multiplient. Dimanche 14 juin, deux jeunes marocaines de 20 ans font leurs courses dans le souk d’Inezgane lorsqu’elles sont interpellées par un commerçant qui pointe du doigt leurs robes jugée attentatoire à la pudeur. Une foule en colère s’amasse alors et se presse autour d’elles. Traquées, les deux jeunes femmes, craignant pour leur sécurité, se réfugient dans une boutique, en attendant l’arrivée de la police. Or une fois sur place les autorités donnent raison à la foule et reprochent à leurs tours aux deux jeunes femmes leur tenues qui « portent atteinte aux bonnes mœurs ». Celles-ci sont embarquées au poste de police où elles passeront la nuit avant d’être déférées devant le procureur du roi… qui décide de les poursuivre pour atteinte aux bonnes mœurs, rapporte Assabah.

 

Le souk d'Inezgane

Le souk d’Inezgane

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En Algérie, une campagne pour pousser les hommes à surveiller les tenues vestimentaires de leurs femmes

Après le projet de loi visant à interdire totalement la mini-jupe dans les lieux publics en Algérie, sujet traité ici, les partisans d’une morale plus stricte dans les rues algériennes ont lancé une campagne sur Facebook visant à inviter les hommes à faire preuve d’attention concernant les tenues vestimentaires de leurs femmes ou de leurs filles. La campagne baptisée « ne laisse pas tes femmes sortir avec une tenue osée ! » a ses supporteurs, et certains n’hésitent pas à poster, comme le demande la campagne, une photo de famille avec une pancarte mentionnant le slogan. Une véritable guerre idéologique qui se poursuit donc en Algérie, mettant aux prises les traditionalistes islamistes et les modernistes. Les femmes ne devraient donc plus porter de tenues courtes, moulantes ou sexy car, c’est bien connu, si il leur arrivait quelque chose, elles seraient seules à blâmer. Cette campagne de pureté fait écho à l’incident qui a poussé le gouvernement à légiférer sur la mini-jupe, lorsqu’un agent de sécurité de l’Université d’Alger avait interdit à une étudiante l’entrée, alors qu’elle devait passer un examen, car portant une jupe trop courte.

Photo postée en soutien à la campagne islamiste

Photo postée en soutien à la campagne islamiste

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La mini-jupe en passe d’être totalement interdite en Algérie

Le gouvernement algérien a pris position. La mini-jupe fera l’objet d’une mesure d’interdiction générale sur le territoire national. Un projet de loi sera présenté par le gouvernement. La décision a été arrêtée, ce mercredi matin, lors d’une réunion au palais du gouvernement, réunissant autour du chef du gouvernement, le ministre des affaires religieuses et des Wakfs Mohamed Aïssa, le ministre de l’enseignement supérieur Tahar Hadjar et les présidents des groupes parlementaires. Au lendemain de l’incident de l’étudiante exclue de la fac de droit à cause de sa mini-jupe, le recteur d’Alger avait évoqué la possibilité d’un projet de loi. Promu ministre de l’enseignement supérieur depuis, il en a touché deux mots au chef du gouvernement qui a été séduit par la proposition.

Mohamed Aïssa, ministre des affaires religieuses algérien

Mohamed Aïssa, ministre des affaires religieuses algérien

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