La Turquie offre des récompenses pour les informateurs dénonçant les extrémistes

Les autorités turques offriront jusqu’à quatre millions de livres turques (1,23 million d’euros) en récompense à ceux qui contribueront à la lutte contre les « terroristes » selon une nouvelle loi publiée au Journal officiel lundi. Cette décision intervient en pleine recrudescence de la violence dans le sud-est du pays, entre les forces de sécurité turques et le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qui a rompu un cessez-le-feu en vigueur avec Ankara depuis 2013. Selon le projet gouvernemental, la récompense versée aux informateurs sera fondée sur la « valeur de l’information contribuant à la prévention de crimes terroristes et à l’arrestation de suspects », indique un communiqué. Ceux qui donneront des informations sur l’identité d’un « terroriste présumé » ou le lieu où il se trouve, recevront jusqu’à 200.000 livres turques (61.000 euros) dans la mesure où ils ne sont pas eux-mêmes impliqués dans « les actes de terrorisme » qu’ils dénoncent.

Recep Erdogan, le président turc

Recep Erdogan, le président turc

Lire la suite

Une vidéo pro-Etat Islamique appelle les Turcs à se soulever contre Erdogan

Une vidéo pro-État islamique (EI) a appelé les Turcs à se soulever contre le président Recep Tayyip Erdogan, accusé d’être un «traître» à la solde des Américains et des rebelles kurdes. La vidéo, mise en ligne lundi soir et qui aurait été enregistrée dans la province de Raqqa, région du nord de la Syrie aux mains de l’EI, délivre l’un des messages les plus menaçants de l’organisation djihadiste contre la Turquie.Cette vidéo intervient alors que la Turquie, longtemps accusée de complaisance à l’égard des djihadistes de l’EI, a lancé fin juillet une «guerre contre le terrorisme» sur deux fronts, ciblant les djihadistes de l’EI et les rebelles kurdes turcs du PKK.

Recep Erdogan, le président turc

Recep Erdogan, le président turc

Lire la suite

Après l’attentat à Suruç, la politique d’Ankara en Syrie mise en cause – Réactions

Au lendemain de l’attentat qui a fait au moins 31 victimes et plus d’une centaine de blessés à Suruç, à la frontière turco-syrienne, une vague d’indignation a soulevé la Turquie. Les manifestants accusent le gouvernement de mener une politique aventureuse face au groupe État islamique. Le chef du gouvernement turc Ahmet Davutoglu a évoqué pour la première fois la probable responsabilité du groupe EI dans cet attentat qui n’a pour l’instant pas été revendiqué. Toute la soirée, dans plusieurs quartiers d’Istanbul et dans des dizaines de villes du pays, notamment celles d’où venaient certains des volontaires tués dans l’attentat, la colère était dans la rue pour dénoncer les errements du gouvernement. Mais bien souvent, la police n’a pas voulu que ces manifestants scandent « État islamique assassin, AKP complice », et nombre de ces rassemblements ont été brutalement dispersés.

Heurts lors de manifestations en Turquie après l'attentat à Suruç

Heurts lors de manifestations en Turquie après l’attentat à Suruç

Lire la suite