En Tunisie, après l’attentat de Sousse, le premier ministre annonce une fermeture de mosquées

Tour de vis du gouvernement tunisien laïque contre les centres de prédication de haine religieuse au lendemain de l’attentat perpétré à Sousse, une station balnéaire très prisée des touristes et qui intervient trois mois après un attentat ayant visé le musée du Bardo. L’attentat a fait jusqu’à maintenant 38 morts et encore plus de blessés. Le premier ministre Habib Essid à d’ores et déjà annoncé que 80 mosquées seront fermées dans le pays. Celles-ci seraient selon lui hors de contrôle de l’État et inciteraient à la violence : « Toutes les mosquées seront fermées dans la semaine », précisant qu’un certain nombre d’entre elles « continue à déverser leur propagande et leur poison pour promouvoir le terrorisme. ». Sur Twitter, les soutiens de DAESH ont revendiqué la paternité de l’attaque terroriste : « un soldat du califat » a attaqué « les repaires de la fornication, du vice et de l’apostasie » et ce « malgré les mesures de sécurité renforcée autour de ces antres ». La majeure partie des personnes tuées sont pour la plupart citoyens « d’États de l’alliance croisée qui combat le califat ». DAESH a déjà revendiqué aussi l’attentat de vendredi contre une mosquée chiite au Koweït, à Koweït City, qui a fait au moins 25 morts.

Abu Yahya al-Kairouani, un des auteurs de l'attentat en Tunisie

Seifeddine Rezgui, un des auteurs de l’attentat en Tunisie

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